Île Saint-Denis • En cours

178 lits d'athlètes / 35 logements

Fiche technique

 

Maîtrise d’ouvrage Pichet / Legendre

Maîtrise d’œuvre

PETITDIDIERPRIOUX (architectes coordinateurs), Gaëtan Le Penhuel Architectes, NZI Architectes,  Atelier Fabrice Commerçon+ Ibrahima N’Doye Architectes, Atelier Volga (paysagiste), Charpente Concept (BET Structure Bois), Scoping (BET Structure gros œuvre – fluide – acoustique), Arcadis (BET VRD – Thermique), Socotec (Bureau de contrôle), Veritas Construction (Coordination SPS)

Programme Construction du lot PB7 de l'éco-quartier fluvial de l'Île Saint-Denis, Phase Village des Athlètes: 178 lits d’athlètes / Phase «héritage»: 35 logements

Localisation Saint-Denis (93) Éco-quartier fluvial, Lot PB7 

Surface de plancher 2821 m² 

HQE Éco-quartier, Façades bois (FOB), Réemploi de matériaux, BEE+ (label PRESTATERRE)

Équipe projet Florent Meilland, Simon Sesmat

Perspectives Metrochrom

La ZAC de l'Écoquartier fluvial de lÎle-Saint-Denis 

L’Écoquartier fluvial de L’Ile-Saint-Denis porte l’ambition de devenir un quartier emblématique en France. Après une première phase quasiment achevée, cette nou­velle phase permet de renforcer les innovations afin de faire avancer les réflexions environnementales et sociétales et répondre aux évolutions de nos modes de vie. Les exi­gences de durabilité seront particulièrement affirmées au travers du métabolisme urbain, des énergies renouvelables et du développement des filières bas carbone, notamment le bois.

Cette phase a la particularité d’accueillir une partie du village des athlètes pour les Jeux Olympiques de 2024. Les projets seront ainsi pensés en deux temps :

  • la phase Jeux Olympiques, (JOP) phase provisoire                        

  • la phase héritage, (HERITAGE) post événement.

L’objectif est d’assurer un héritage durable des Jeux dans le cadre d’un projet urbain préalablement défini en concer­tation avec les collectivités territoriales.

Cette particularité doit être un atout pour le quartier tant en termes d’attractivité et d’identité qu’en terme d’expéri­mentations à travers une architecture réversible.

 

La reconversion de la phase JO à la phase héritage 

La construction du Village Olympique présente donc un défi particulier : elle implique de concevoir deux étapes d’un même projet, à la fois distinctes et consécutives.

Pour ce faire, dès sa conception, le projet prévoira la réversibilité des opérations entre phase JOP et HERITAGE. Dans un souci d’économie, et de non gaspillage des ressources, les bâtiments et leur organisation fonctionnelle ont été conçus de manière à limiter au maximum les changements

 

Un caractère insulaire exceptionnel 

La situation de l’écoquartier, l’îlot PB et plus particuliè­rement le Lot PB7 bénéficie d’une situation exception­nelle apportée par le caractère insulaire du site, une île de quelque centaine de mètres de large au milieu de la Seine entre le grand bras et le petit bras de celle-ci. Les abords du tènement sont donc caractérisés par un élément paysager remarquable: la Seine. Dans la continuité du travail réalisé en phase 1, nous souhai­tons mettre en valeur le paysage et affirmer une relation étroite entre ville et grand paysage.

 

Concept architectural et matérialité 

Fort de cette situation particulière en « Proue », le projet PB7 dialogue à la fois avec les berges de la Seine d’une part, et avec le ciel d’autre part, adoptant ainsi une posture de signal pour ce nouvel écoquartier.

L’appui massif et tellurique du totem, aux teintes minérales chaudes, ancré dans la pente, découpé de loggias profondes et biseautées, support d’espèces indigènes qui semblent y prendre racine, contraste avec la partie supérieure du totem, qui recevra une écriture lumineuse, jouant sur l’abstraction par ses jeux de lumière créés par le métal et le verre, amplifiés par les jeux de profondeurs des balcons/jardins d’hiver. 

La différenciation des deux volumes sera soulignée par un étage de transition : la taille de guêpe, l’appui délicat du totem en porte à faux sur son socle.

Ainsi deux écritures architecturales se répondront :

  • Une écriture sculpturale pour le volume bâti s’insérant dans la pente du terrain: le socle

  • Une écriture plus abstraite pour le prisme lumineux en porte à faux: le totem

Ces deux écritures seront sublimées par une complémentarité entre tons chauds et tons froids.

  • Le socle, massif, tellurique prendra les tons chauds de la Terre dans laquelle il prend racine.

  • Le totem, plus évanescent, évoquera le ciel et la Seine avec leur reflets et lueurs changeantes; il adoptera des tons plutôt froids même si les menuiseries bois feront de subtils échos de chaleur afin de réenchanter la domesticité de cette enveloppe habitée.

Confort d'habiter 

De par sa forme et son implantation, le projet permet de développer des logements qualitatifs tant par leurs orientations que leurs typologies. La configuration même du bâtiment assure des orientations doubles ou triples permettant de ventiler efficacement les logements et d’offrir des vues différenciées. De plus, sa volumétrie permet également de diversifier les modes d’habiter son logement et ses espaces extérieurs :

  • que ce soit un duplex avec loggia en double hauteur dans le socle,

  • ou un appartement triple-orienté et sa terrasse périphérique au niveau de la taille de guêpe,

  • ou enfin un logement d’angle agrémenté de balcons et jardins d’hiver en étages hauts.

L’ensemble des plans des appartements a été conçu avec pour objectif de privilégier une surface généreuse des pièces à vivre, largement ouvertes sur l’extérieur par de grandes baies prolongées par de généreux balcons et/ou jardins d’hiver. 

Avec la présence de jardins d’hiver, ces prolongements extérieurs privatifs contribuent à animer la façade et à lui conférer une forme de domesticité.

Les façades donnant sur le Petit Bras de Seine et le Vallon ont fait l’objet d’un traitement particulier, le jeu de composition donné par la différence de profondeur des balcons et l’alternance des jardins d’hiver lui confère un caractère de «proue». 

À l’échelle du logement, les jardins d’hiver prolongent les espaces de vie. Ils restent appropriables l’ensemble de l’année et assurent une protection au bruit et aux intempéries. L’espace extérieur devient alors une véritable pièce supplémentaire pour chaque logement.